● CONTRATS
Septembre 2025 – Septembre 2026 : Attachée Temporaire d’Enseignement et de Recherche (ATER) à l’École Normale Supérieure de Lyon.
Septembre 2023 – Septembre 2025 : Attachée Temporaire d’Enseignement et de Recherche (ATER) à l’Université Paris 8.
Septembre 2019 – Septembre 2023 : Doctorante Contractuelle (CDSN).
● THÈSE
Titre
Partages de la mise en scène : enjeux de la délégation de la caméra aux personnages dans le cinéma documentaire contemporain, entre représentation et autoreprésentation
Résumé
Cette thèse vise à analyser ce qui se produit lorsque l’essentiel des images d’un film documentaire ne sont pas tournées par le·la cinéaste – et/ou une équipe de professionnel·les – mais par le personnage documentaire, qu’il soit crédité comme co-auteur ou non. Il s’agit d’une thèse de recherche-création, composée d’un film documentaire de 74 minutes, À nos amies, et d’un manuscrit théorique en deux parties, la première consacrée à l’analyse d’un corpus de films, la seconde à une recherche par la création.
L’étude montre comment la conjugaison de facteurs historico-politiques – et en particulier l’évolution des débats autour des politiques de la représentation – et de facteurs technologiques permet de constater la production croissante de ces films de partages de la mise en scène entre documentaristes et personnages-filmeurs. La thèse propose de définir ce partage en distinguant les gestes de mise en scène qui performent la subjectivité des personnages et les gestes et interventions formelles des documentaristes qui emmènent les images au cinéma tout en affirmant leur auctorialité. Les films manifestent des conflits de subjectivités et de points de vue, en conjuguant celui d’une personne endogène à la situation et/ou au groupe social représentés, et celui d’une personne qui en est le plus souvent exogène, le ou la cinéaste.
La première partie de la thèse produit l’analyse d’un corpus d’une vingtaine de films produits entre 2005 et 2023 à travers une typologie des dispositifs. D’abord, il s’agit d’étudier des films de montage d’images trouvées sur internet, puis des films utilisant le dispositif intitulé délégation de la caméra et travail à distance. Le troisième chapitre s’intéresse à la coprésence des documentaristes et des personnages-filmeurs sur la scène d’enregistrement et à la cohabitation de leurs images dans le film, tandis que le quatrième est consacré au dispositif de délégation de la caméra en coprésence et s’interroge sur l’effacement de la présence du ou de la cinéaste. Enfin, le cinquième chapitre propose la notion de triangulation de la relation documentaire.
La seconde partie de la thèse interroge à nouveaux frais les notions présentées en première partie à partir d’une expérience pratique. À nos amies est un film tourné entièrement au téléphone portable, au format vertical, par quatre adolescentes qui ont entretenu une correspondance numérique et filmée. L’analyse interroge ce qui relève de la mise en scène lorsque la réalisatrice travaille à distance avec ses personnages et ce qu’implique le parti-pris de distinguer complètement la cinéaste de la caméra. Il s’agit également de penser la relation documentaire à travers la médiation des outils numériques.
Mots-clés : documentaire ; autoreprésentation ; recherche-création ; pratiques filmiques ; point de vue ; caméra ; numérique.
Thèse de recherche-création en Cinéma et Audiovisuel (CNU Section 18).
Université Paris VIII (laboratoire Esthétique, Sciences et Technologies du Cinéma et de l’Audiovisuel, école doctorale EDESTA).
Soutenue le 5 décembre 2024. Sous la direction de Dork Zabunyan.
Jury : Antonio Somaini, Marion Froger, Paul Lacoste, Eugénie Zvonkine, Anna Roussillon.
● PUBLICATIONS
Article universitaire « Le téléphone portable comme caméra circulante et multiplicatrice de points de vue dans le cinéma documentaire contemporain », Cahiers de champs visuels n°29, éditions L’Harmattan, 2026.
Chapitre d’ouvrage (comité de lecture en double aveugle) « L’autoreprésentation à l’ère du smartphone : promesses et limites d’une esthétique documentaire immersive », L’immersion au cinéma, dir. Marc Christie, Jean-Baptiste Massuet et Grégory Wallet, Presses Universitaires de Rennes, 2025.
Entrée d’encyclopédie: « Le téléphone au cinéma, de la transmission vocale aux inventions visuelles », parcours
« Représentations des appareils de captation et d’enregistrement », sous la direction de Gilles Mouëllic et Simon Daniellou, dans Technès : l’encyclopédie raisonnée des techniques du cinéma, Mars 2024. https://encyclo-technes.org/fr/parcours/tous
Article universitaire (comité de lecture en double aveugle) : « Parole (et caméra) aux concerné·es ! Quand les pratiques autoreprésentatives sur internet questionnent les pratiques documentaires », Turbulences n°1, Mars 2024. https://turbulences-revue.univ-amu.fr/01-papillon-parole-et-camera-aux-concerne%c2%b7es-quand-les-pratiques-autorepresentatives-sur-internet-questionnent-les-pratiques-documentaires/
Article universitaire (comité de lecture en double aveugle) « Le smartphone : caméra amateure des professionnels », revue La création collective au cinéma, 2024. https://creationcollectiveaucinema.com/repenser-la-tradition-numerique/
Article universitaire (comité de lecture en double aveugle) « Capturer « l’image que jamais nous ne verrons deux fois », le cinéma face au live-streaming », article co-écrit avec Gala Hernandez-Lopez, revue Etudes digitales n°13, à paraître en 2023.
Article universitaire (comité de lecture en double aveugle) « S’approprier l’effondrement, retour critique sur une expérience de recherche-création », article co-écrit avec Allan Deneuville, Gala Hernandez-Lopez et Ysé Sorel, revue Marges n°35, 2022. https://www.cairn.info/revue-marges-2022-2-page-101.htm
Chapitre d’ouvrage – « Déléguer la caméra aux amateurs à l’ère de la démocratie internet », Ouvrage collectif Captures d’écran, dir. Nicolas Bras et Frédéric-Pierre Saget, éditions Yellow Now, 2022.
Article universitaire (comité de lecture en double aveugle) – « Les circulations des vidéos amateur entre Internet et cinéma : productions, appropriations, diffusions d’archives », Revue Proteus n°17 : Esthétique(s) et politique de l’archive en art, 2021. http://www.revue-proteus.com/Proteus17.pdf
Entretien – « Quand regarder c’est co-produire, Entretien avec Chloé Galibert-Laîné », Revue Tête à Tête n°11 : Angles morts, éditions Rouge profond, 2021.
Article universitaire – « D’une toile à l’autre, la vidéo amateur au cinéma : Eau argentée, Syrie autoportrait », Revue Atala n°19 : Passages à l’amateur, 2016
● COMMUNICATIONS
« À nos amies : la collaboration contre l’extractivisme », Colloque International REC Forward n°3 « Les réseaux sociaux, réservoir pour le réemploi ? », Nice, 20-23 novembre 2024.
« À nos amies : déléguer la caméra aux personnages documentaires », Journées doctorales de l’AFECCAV, Paris, 6 septembre 2024.
« À nos amies : un film netnographique sur l’adolescence ? », Congrès International sur la Jeunesse, Montréal, Canada, 6 juin 2024.
Invitation et projection d’À nos amies, séminaire IPPIMED (Images du politique et politiques de l’image en Méditerranée) à l’invitation de Vincent Geisser, Université d’Aix-en-Provence, juin 2024.
« Parole aux concerné-e-s! Quand les pratiques d’autoreprésentation sur Internet interrogent les pratiques documentaires”, Colloque International “Images en Tr@nsit”, Université d’Aix-Marseille, 27-29 Avril 2022.
“Auctorialités partagées entre professionnels et amateurs dans le cinéma documentaire”, séminaire annuel du laboratoire ALEF “Instituer le collectif dans la création”, Université Rennes 2, 15 Avril 2022.
« Le smartphone comme caméra professionnelle », colloque international Beauviatech « Repenser la transition numérique » . https://www.ens-louis-lumiere.fr/repenser-la-transition-numerique-colloque-international-beauviatechhttp://blog.apahau.org/
“L’auto-représentation : démarches de construction et de déconstruction d’une notion. Avec Natasha Nedelkova, pour la journée d’études des doctorant-e-s de l’ESTCA.
“S’approprier l’effondrement : retours sur une expérience collaborative de recherche et de création », avec Allan Deneuville, Gala Hernandez Lopez et Ysé Sorel Guérin, Journées d’études de la revue Marges « L’art face aux urgences écologiques », 9 Octobre 2021. http://blog.apahau.org/journee-detude-de-la-revue-marges-lart-face-aux-urgences-ecologiques-les-9-et-16-octobre-2021-en-ligne/
“Voir, écrire, filmer : la fabrique de l’authentique » à propos de ma méthodologie de recherche et création en cinéma-audiovisuel, Colloque européen du RESCAM, 16-17 Septembre 2021, Grenoble.
« Caméras mobiles, caméras frontales : pratiques documentaires contemporaines d’auto-exposition des corps empêchés », Colloque International Politiques et récits du corps, 26-28 Mai 2021 (Paris). https://colloquecorps.com/programme/
« L’auto-représentation à l’ère du smartphone, promesses et limites d’une esthétique documentaire immersive », Colloque International De l’immersion au cinéma (Beauviatech), 18-21 Mai 2021 (Rennes).
« Le cinéma documentaire contemporain face aux pratiques documentaires d’auto-exposition sur Internet. », Journée d’études Devenir sujet : les pratiques de subjectivation en Art au XXIe siècle, Ecole Nationale Supérieure d’Audiovisuel, 3 Juin 2021 (Toulouse).
« Selfie d’Agostino Ferrente : le corps, la caméra et l’écran », Congrès de l’AFECCAV, 3-6 Juillet 2021.
● ENSEIGNEMENT
École Normale Supérieure de Lyon – Département Lettres & Arts. Service de 192h (2025-2026).
- Cinéma documentaire et anthropologie (visuelle) : politiques et crises de la représentation – Niveau M2
Le cinéma documentaire d’aujourd’hui est l’héritier direct du cinéma ethnographique, extension audiovisuelle de l’anthropologie. Cette discipline des sciences humaines qui s’est développée au XXème siècle s’est construite sur le principe implicite d’une distinction entre le groupe social « étudié » et le point de vue qui documente, distinction s’inscrivant dans un contexte et des structurations idéologiques imprégnés du fait colonial. Le cinéma documentaire prolonge ce principe de séparation entre le/la documentariste et « l’autre » filmé, de part et d’autre de la caméra. Comme l’écrit Catherine Russel, « l’histoire du film ethnographique est une histoire de la production de l’Altérité ». Nous verrons comment la littérature en anthropologie peut nous aider à penser de manière critique les pratiques et dispositifs du cinéma documentaire et à (re)penser son histoire à partir d’une réflexion sur les politiques de la représentation et les relations entre les documentaristes et les personnages documentaires, avec au centre de cette relation, la caméra et le film.
- Cinéma et imaginaires d’internet – Niveau M2
Si les premiers ordinateurs connectés entre eux l’ont été en 1969, on date généralement la naissance d’internet à 1983 ou 1989. Entre les années 1970 et la fin des années 1980, le cinéma contribue à façonner un imaginaire d’internet, notamment à travers la science-fiction. À partir de 2005, l’existence de plateformes de vidéos comme YouTube fait d’Internet un « supermarché » des images en mouvement dans lequel puisent de nombreux cinéastes pour archiver, documenter, penser et détourner internet. Aujourd’hui, internet est tellement présent dans nos vies quotidiennes, notamment au travers de nos téléphones portables, que le cinéma contemporain peut difficilement l’ignorer. Comment le cinéma peut-il figurer quelque chose d’aussi central, multiforme et en même temps insaisissable qu’internet ? Quels imaginaires d’internet les films façonnent-ils, entre technophilie, technophobie, fascination ou exotisation ? Plusieurs types de films permettent d’approcher cette question de manières différentes : science-fiction et anticipation, documentaire, essai vidéo, desktop film ou « net found footage ». Le cours s’intéressera notamment à la figuration et l’allégorisation d’internet, à la matérialité de ce qui et ce que produit internet, aux représentations des interactions sociales connectées, et à la pratique du montage comme outil de remédiation et de regard critique sur les usages et pratiques d’internet.
- Atelier de méthodologie pluridisciplinaire – Niveau M2
Cet atelier ouvert aux étudiant·es d’études cinématographiques, études théâtrales, Histoire de l’Art et musicologie propose aux étudiant·es de travailler à l’organisation d’un colloque transdisciplinaire fictif, notamment en rédigeant un appel à communication.
- Atelier de critique – Radio Lumière
Le projet Radio Lumière a pour vocation d’initier les participant·es à la création radiophonique et à la critique parlée. Après une introduction au débat critique, nous épluchons le programme du festival Lumière et nous répartissons les recherches et prises de rendez-vous. Au festival, nous effectuons des entretiens et des prises de sons, puis nous enregistrons en studio des tables rondes, discussions, critiques, récits personnels ou comptes-rendus de recherches. Cette année, il s’agit d’explorer deux angles innovants : l’expérience située du festival (en quoi celle-ci dépasse le seul visionnage de films) et la recherche autour de la fabrique des films (une approche critique des films souvent délaissée ou considérée à tort comme contraire à l’expérience esthétique). Puisque le festival Lumière est consacré au cinéma « de patrimoine », nous nous interrogeons également sur cette notion et nous intéressons à la réception des films, à l’époque de leur sortie et en 2025, en nous demandant comment l’espace-temps depuis lequel on regarde un film, et le savoir acquis sur sa fabrication, contribuent à façonner notre expérience de celui-ci. Il s’agit donc d’explorer différentes méthodes de recherche et d’investigation (archives, entretiens, (auto-)ethnographie…). Les podcasts seront diffusés par la revue en ligne Débordements.
- Partages de la mise en scène dans le cinéma documentaire contemporain – Niveau M2
Le cinéma documentaire, comme nous l’aurons vu au premier semestre, est traversé par les questions de représentation et de rapports de pouvoir entre la personne filmant et les personnes filmées. Au XXIème siècle, la démocratisation des gestes de (se) filmer semble encourager les documentaristes soucieux de leur légitimité à filmer un groupe social auxquels ils ne s’identifient pas ou un territoire difficile d’accès, à mettre en place des dispositifs de « partages de la mise en scène », en particulier à travers la délégation de la caméra à leur(s) personnage(s). Nous examinerons cinq dispositifs à travers un corpus d’une vingtaine de films produits entre 2005 et 2024. Nous nous demanderons ce qui relève de la mise en scène lorsque le/la cinéaste ne filme pas, voire n’est pas sur la scène d’enregistrement, mais aussi comment les pratiques préexistantes de filmage et/ou d’exposition de soi liées aux réseaux sociaux et à l’usage du smartphone peuvent questionner ou modifier les pratiques documentaires et la relation entre un personnage documentaire et son image. Il s’agira aussi d’examiner les effets d’archive, de réel, d’immersion et d’authenticité qu’appellent ces images, leur valeur fiduciaire, ainsi que la tension entre souveraineté narrative et « marketing du point de vue ». Le cours proposera de confronter ces questions à une expérience pratique : les étudiant·es seront invité·es à expérimenter la délégation de la caméra en produisant un court film ou séquence.
- Media, médias, médiums et pensées du cinéma – Niveau M2
Penser le cinéma implique de le penser au sein d’un écosystème de médias, media et médiums (nous verrons comment distinguer ces trois termes) et de prendre en compte les appareils et les machines avec lesquels sont produits les images et les sons, cinématographiques et non-cinématographiques. Les études de cultures visuelles, les théories des médias et les épistémologies des techniques proposent pour ce faire des outils d’analyses féconds. D’autre part, les films eux-mêmes peuvent nous permettre d’appréhender et penser les machines de vision et de production d’images. Nous découvrirons l’archéologie des médias, une méthode critique et artistique qui permet de penser l’histoire des techniques et des formes visuelles de manière non linéaire. Le cours proposera en outre d’éprouver une analyse filmique attentive aux caméras et aux écrans et à leur mise en scène dans les films, celle-ci nous offrant la possibilité de (re)penser la fabrique des films, l’expérience de visionnage, ainsi que l’histoire des idées, des techniques et des représentations dans lesquels elles s’inscrivent.
- L’écriture d’un mémoire : épreuve solitaire, outils collectifs – Niveau M1, M2
Cet atelier de méthodologie vise à accompagner les étudiant·es qui doivent rédiger un mémoire dans l’écriture de celui-ci, en profitant de ces rendez-vous réguliers et de l’intelligence collective pour avancer au mieux. Les étudiant·es présenteront leurs recherches et nous mettrons en place des ateliers pour structurer le calendrier de rédaction : problématisation, corpus, état de l’art, plan, introduction… Je vous transmettrai également des outils pour mutualiser les recherches, se soutenir entre pairs, et gagner du temps (fiches de lectures optimisées, lutte contre l’angoisse de la page blanche, organisation du temps…).
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Université Paris VIII – Département cinéma et audiovisuel. Total d’heures enseignées entre 2020 et 2025 : 360.
- Fondamentaux du scénario et pratiques de l’écriture collective – L1 (36h)
Ce cours permet aux étudiants, en groupe, de produire un dossier de long-métrage ou de série. En alternant moments théoriques et travaux pratiques, nous explorons les différentes échelles du travail du scénario, du pitch à la continuité dialoguée en passant par le synopsis et le séquencier. Le cours permet aussi aux étudiant·es de découvrir les métiers du scénario, grâce à des rencontres avec des scénaristes, une directrice littéraire, un lecteur de scénario ou encore une distributrice.
- Montage : « Devant les images des autres » – L2 (36h)
Ce cours propose à un groupe de 16 étudiants de découvrir la pratique du film de réemploi d’images d’internet ou « net found footage». L’alternance de projections de films (de Peter Snowdon, Penny Lane, Denis Parrot, Shengze Zhu et Lého Galibert-Laîné), d’analyses de textes et d’exercices pratiques permet aux étudiants de se confronter aux problématiques techniques et éthiques de ce geste cinématographique. A la fin de la semaine, ils et elles ont réalisé par binômes un court-métrage de moins de dix minutes à partir d’images trouvées sur Internet.
- Éléments de base de l’analyse de films – L1 (36h)
A travers ce cours hebdomadaire, nous abordons une notion de la grammaire cinématographique par séance, en commençant par « le plan » jusqu’à « cinéma, jeu vidéo et nouveaux médias » en passant par « le montage », « le plan séquence », « la voix-off »… Il s’agit de faire pratiquer l’analyse de films aux étudiant·es à travers l’étude commentée et participative de nombreux extraits tirés d’un corpus de films attentif à la diversité (d’époques, de genres, d’origines géographiques…). J’ai expérimenté deux types d’examens finaux : une analyse de séquence sur table et un oral d’analyse de séquence, préparé à la maison.
- Théories du cinéma de 1920 à nos jours – L2 (36h)
Ce cours est structuré par un corpus de textes, étudié de manière chronologique et thématique. J’ouvre le cours avec Germaine Dulac, cinéaste et théoricienne, et je termine avec Lev Manovich en passant par Kracauer, Bazin, Daney, Mulvey, Sellier et Rancière. Les étudiants pratiquent le commentaire de texte et la dissertation.
- Méthodologie de l’argumentation – Éthique et politique du cinéma – L1 (36h)
A partir de questions éthiques et politiques, je fais travailler les étudiants à l’amélioration de leurs techniques argumentatives, orales et écrites. J’organise par exemple des débats autour de questions telles que « faut-il interdire certaines œuvres aux moins de dix-huit ans ? », « faut-il cesser de diffuser des œuvres jugées problématiques, racistes ou sexistes ? », « pourquoi regarder des films violents ? ». Nous parcourons également un corpus de textes et de films autour de l’éthique et la morale, comme « le travelling de Kapo » de Rivette, Funny Games de Michael Haneke, Devant la douleur des autres de Susan Sontag ou encore des textes de Laurent Jullier ou Sandra Laugier sur l’éthique du care. Les étudiants apprennent à différencier les textes universitaires, les textes critiques, les essais et les billets d’opinion et à structurer une pensée argumentative. Ils et elles rendent plusieurs exercices, notamment une dissertation et un dossier à propos d’un film.
● MÉMOIRES DE RECHERCHE
2017 – Pouvoirs et émancipations dans le cinéma tunisien récent (2011-2016). Sous la direction d’Elise Domenach (Etudes cinématographiques) et Vincent Geisser (Sciences politiques). ENS de Lyon
2016 – La révolution tunisienne en films : figurations du peuple. Sous la direction de Dork Zabunyan (Etudes cinématographiques) et Frédéric Abecassis (Histoire contemporaine). ENS de Lyon